L’Escalier !

Cette étape à été l’une de mes préférées. Bien que le béton ne soit pas particulièrement mon da-da, j’ai trouvé dans cette réalisation beaucoup d’intérêt et de satisfaction. Quelques erreurs bien-évidemment, par manque d’expérience en maçonnerie, mais ca, on peut se préparer des jours et des jours, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Et le but de cette rénovation, c’est de découvrir et s’améliorer dans tout les domaines.

Donc pour la réalisation de cet escalier, je vous propose de distinguer les 4 principales phases, à savoir:

  • L’Étude,
  • La maçonnerie de ses murs porteurs,
  • Le coffrage,
  • Le coulage.

c’est parti !

L’Étude

Donc du coup, pour passer du rez de chaussé à l’étage, j’avais le chois entre une échelle, un escalier ou un ascenseur… L’échelle étant peu pratique & l’ascenseur un peu trop coûteux, on est parti sur l’escalier….

J’avais une idée assez arrété sur l’aspect fini de ce que je souhaitait, à savoir:

Un escalier à savoir « double quart tournant » avec pallier. (J’espère utiliser le bon vocabulaire). Le problème de ce type d’escalier avec mon bâti, c’est qu’il à une emprise très importante. Sur ce plan, il y a plus de 4.00m entre mon mur du palier et la dernière marche. Cette distance nous fait arriver à l’étage, la tête dans les rampants. Donc du coup, on à zappé le palier:

Comme toujours, je réalise un projet sur SKETCHUP, qui est assez rapide à faire, et donne une bonne idée du rendu fini.

Nétant pas professionnel, j’ai tendance à nos pas me faire confiance sur la rigidité et la solidité de mes ouvrages, donc je préfère surdimensionner mes ouvrages afin d’être certain de la longévité de ma rénovation. Sur ce plan vous pouvez constater:

  • Réalisation de murs maçonnés sous les poutres de la trémie afin de consolider le plancher.
  • Ces murs auront pour but de permettre à mon escalier de ne pas être autoportant, mais repris sur les murs

A partir de la, il à fallut réaliser des plans d’exécution. Le souci, c’est que la conception d’un escalier répond à de nombreuses règles:

  • Hauteur des marches,
  • Profondeur des marches
  • Balancement des marches

Je vous invites à vous rendre sur cette page, qui explique bien le phénomène de balancement, que je ne connaissait pas et qui est très important pour que votre escalier soit agréable à l’utilisation quotidienne.

Me concernant, une fois le principe compris, je ne me voyais pas réaliser les calculs seul, sans être certain de l’exactitude des résultats. J’ai donc utilisé la version gratuite de StairDesigner afin de rentrer les informations concernant les dimensions de ma trémie et de la hauteur à monter. La version gratuite permet de générer un plan non côté afin de nous pousser à acheter la version payante, ce qui est tout à fait normal.

J’ai exporté le plan pdf de Stairdesigner sur Autocad, ce qui m’a permit de le ressortir en DAO (Dessin Assisté par Ordinateur). N’étant pas menuisier, ni architecte, je peux me permettre d’avoir des côtes qui ne soient pas au mm. Voila ce que cà m’a sorti:

A partir de mon fichier Autocad, j’ai pu réaliser mes plans d’exécutions, vu du dessus et vue de profil pour pouvoir réaliser mon coffrage. Voici les 2 plans réalisés:

Maintenant, on est prêt à passer aux choses sérieuses, en commençant par la maçonnerie des murs porteurs

La maçonnerie des murs porteurs

On commence par tracer au sol l’implantation des murs et sceller au scellement chimique les ferrailles des poteaux:

Ensuite on monte les agglos. C’est vraiment une phase que j’avais sous estimé de par sa complexité.

  • Premièrement, scellez votre ferraillage parfaitement droit, car sinon, quand vous enquillez vos agglos d’angles, ils sont contraints par les ferraillages et ca fout le bordel.
  • Ensuite, mettez vraiment peu de mortier entre vos rangées d’agglo. Plus fine sera cette couche, plus vos agglos seront stables à la pose et vous gérerez plus facilement l’arase supérieur de votre mur. Qui doit rester la même sur la longueur.
  • Prenez votre niveau à bulle, votre règle de maçon et vérifiez en continue le niveau de votre mur, car il aura vite tendance à partir en sucette.

Ensuite, avec le papa on à réalisé le linteau de la porte d’entrée des WC, l’arase supérieur du mur de manière à ce que les poutres reposent parfaitement sur les murs et on termine la trémie de l’escalier avec les dernières poutres. On à essayé de jouer aux apprentis menuisiers en s’essayant aux « Queues d’aronde » avec la défonceuse. Le résultat est plutôt satisfaisant au final.

Le coffrage de l’escalier

Le coffrage de la paillasse

Contrairement à certains escaliers, la sous face de mon escalier ne sera pas visible (la chance !!), ce qui va me permettre de ne pas m’attarder sur la qualité esthétique de mon coffrage. Dans certains cas, il est nécessaire de plâtrer le coffrage, afin qu’au décoffrage, la sous-face de l’escalier soit la plus lisse et propre possible. Dans mon cas, ce n’est pas le cas. Cependant, je n’avais pas imaginé la prise de tête qui allait m’attendre, voici les photos:

La seule solution que j’ai trouvé à été d’utiliser des chutes de liteaux utilisés pour la pose de mes Velux. Cest liteaux, permettaient de suivre la courbe de la paillasse. Apres avoir fait ca, je suis allé voir sur le net comment les autres le faisait, et je n’ai rien inventé, sauf que j’ai trouvé la technique tout seul, comme un grand!

Après avoir posé mes linteau partout, je les aient étayés de partout avec tout ce qui traînait sur le chantier, bastaing, agglos, étais,… Ensuite j’ai posé du contre plaqué afin que le béton ne coule pas entre mes liteaux. Le problème, c’est que mon tre plaqué n’était pas suffisamment souple (il faudrait des chutes de lino, je pense que ça serait l’idéal), j’avais des trous partout, donc j’ai opté pour la bâche agricole, agrafée sur mon contre plaqué….

Dernière étape, le ferraillage.

Coffrage des marches

Maintenant, on suit les plans, et on coffre. J’ai utilisé du mélaminé pour coffrer les contre marches, c’est idéal, ça permet une finition très lisse, mais c’est un peu cher. Vous constaterez sur certaines photos qu’un treillis à été rajouté pour compléter le ferraillage.

J’ai consolidé mon coffrage avec des chevrons 5x5cm, il n’y a plus qu’a couler…

Le coulage

On démarre la bétonnière, le big bag de sable à été livré, la remorque de gravillon à été déchargée, il n’y à plus qu’à. En renfort ce jour la, un ami et le beau papa. Un à la bétonnière, l’autre qui amène les sceaux de béton, et moi qui coule les marches et les talochent.

J’ai du faire face à trois problèmes principaux:

  • J’ai oublié de louer une aiguille vibrante pour chasser l’air de mon béton, ce qui permet en plus au béton de s’infilter partout autour du ferraillage grâce aux vibrations. J’ai donc trouvé une astuce sur un forum, qui constait à vibre les ferrailles avec mon perfo en mode burineur. Ca vibre, c’est certain, mais ce n’est pas magique.
  • Les bastaings servant de renfort au coffrage des contre marches n’étaient pas suffisamment solide. Du coup, quasiment tous mes coffrages ont « ventrés » ou se sont « cintrés ». Comme le ventre est réguliers, homogène et sur toutes les marches, ça ne fait pas déconnant, on aurait pu croire que c’est volontaire.
  • Mes renforts de contre marches en chevron 5x5cm m’ont vraiment gêné pour le lissage de mes marches. Impossible de talocher la totalité de la surface de la marche, du coup j’ai pleins de trace de taloches, truelles… DOMMAGE !

Et en bonus, la bête décoffrée:

NEXT STEP: (maxi jeu de mots)

La fin du plancher OSB et des 2 derniers Velux …

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